Hausse de taux et crédits immobiliers

Hausse de taux et crédits immobiliers

Hausse de taux des crédits immobiliers.

Quand la chute des feuilles coïncident avec une hausse des taux des crédits immobiliers

Que s’est-il passé sur le front des crédits immobiliers dans la torpeur de l’été ?

Du côté des volumes, le rythme des transactions s’est inévitablement ralenti alors que les esprits étaient plus aux loisirs et au repos annuel bien mérité que préoccupés par ce qui demeure l’investissement le plus important des français. Rien de très neuf dans ce phénomène.

Ce qui n’a rien d’exceptionnel non plus, c’est que les mauvaises nouvelles, ou leurs prémices, apparaissent au fil des mois estivaux et plus particulièrement en aout. Les taux des crédits immobiliers ont ainsi amorcé leur remontée. Celle-ci a été jusqu’à présent plutôt douce, avec 0.05% en moyenne de variation haussière au mois d’aout, mais la cassure semble bien la car déjà juin et juillet présentaient une hausse de taux de même envergure. On parle désormais de taux de 3.15% et de 3.50% sur les durées de référence de 15 et 20 ans respectivement, soit 0.15% au-dessus des plus bas. Il s’agit toutefois encore de taux des crédits immobiliers très favorables quand on les compare aux données historiques. On remarquera aussi que le spectre de taux est très large en fonction de la qualité des emprunteurs et que des taux significativement plus bas peuvent encore être envisagés pour les meilleurs dossiers de credit immobilier.

Plusieurs éléments d’explication peuvent été avancés.

Tout d’abord, le référent ultime en France, le taux de l’OAT à 10 ans, qui reflète le risque de signature la France, s’est décalé de 2 à 2.50% en trois mois. On peut y voir une aversion absolue plus grande au risque français, certains investisseurs internationaux voyant d’un œil circonspect les effets de la politique économique et fiscale sur les grands équilibres de la Nation. Il peut s’agir aussi d’un ricochet de la perception généralement meilleure qu’auparavant d’autres risques souverains de la Zone Euro, à l’instar de l’Espagne ou de l’Italie. Au royaume des aveugles, le borgne demeure roi mais règne peut-être de façon plus partagée.

On ne doit pas oublier non plus que le prêt immobilier est pour les banques un enjeu commercial primordial dans la captation de nouveaux clients. En environnement de concurrence acharnée pour les beaux clients, les établissements de crédit ont aussi tendance à « limer » leurs marges pour s’attacher la clientèle au long terme la plus porteuse de revenus annexes. Chaque année, des enveloppes sont budgétées par les banques à ces fins. Il semblerait qu’en 2013, pour de nombreux prêteurs, l’activité ait été suffisamment riche pour amener à une consommation rapide des dites enveloppes. Au-delà, les banques continuent en général leur octroi mais à marges plus élevées.

Que nous réserve donc l’avenir proche en termes de crédits immobiliers ? Surement une continuation de cette hausse moyenne, peut-être de 0.10%  d’ici la fin de l’Automne. En revanche, cette hausse de taux sera hétérogène et quelques banques profitent de l’essoufflement de leurs rivales pour se montrer agressives dans leurs conditions aux meilleurs dossiers. N’hésitez pas à contacter les spécialistes d’Optimum-credit, par le biais du formulaire en ligne, qui vous guideront et vous épauleront dans ce marché mouvant.

Mais il existe aussi une autre raison relevée par le courtier. Les banques auraient déjà atteint leurs objectifs annuels de vente de crédits immobiliers, notamment en raison de la forte demande des particuliers pour réaliser un rachat de crédit. Résultat, elles ne se battent plus, à coups de taux bas, pour attirer le chaland.

Les taux des crédits immobiliers devraient donc continuer de progresser, explique Empruntis, qui table sur un taux à vingt ans de 3,6 % d'ici à cet automne. Ensuite, tout dépendra de l'évolution des OAT.  Taux indicatifs des bons du Trésor et OAT sur le site de la Banque de France >ICI<.

 

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