Construction et Immobilier : branle-bas de combat

Construction et Immobilier : branle-bas de combat

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Construction et Immobilier : branle-bas de combat à l'Elysée !

Ce jeudi 9 janvier, en déplacement à Toulouse, François Hollande a dévoilé deux nouvelles dispositions visant à relancer le secteur de la construction. Si certains se félicitent de voir le Chef de l'Etat prendre enfin la mesure de la situation, d'autres en revanche pourraient bien pointer du doigt des annonces certes salutaires mais qui auraient pu être décidées bien plus tôt.

Redonner un nouvel élan à la construction immobilière, tel est l'objectif des mesures présentées hier par François Hollande à l'occasion de son premier déplacement de l'année. Concrètement, le Président de la République souhaite raccourcir le délai de demande de permis de construire (portant celui-ci à 5 mois maximum) et alléger de 10% les coûts de construction en réduisant le nombre de normes pesant sur le logement.

L'immobilier salue les annonces du Chef de l'Etat

A l'annonce de ces mesures, certains professionnels du secteur ont immédiatement manifestés leur satisfaction. Ce fut notamment le cas de François Payelle, président de la FPI (Fédération des promoteurs immobiliers), qui a rapidement précisé que "la FPI poursuivra ses efforts, aux côtés du Gouvernement et des autres organisations professionnelles, pour la mise en œuvre rapide et concrète de ces mesures". Toutefois, si de telles dispositions vont dans le bon sens, elles sonnent également comme un désaveu de la politique du logement jusqu'ici menée par le gouvernement.

Construction de logements : le choc de simplification se fait attendre

Petit retour en arrière. En mars 2013, François Hollande suscitait l'espoir des acteurs de la construction en annonçant vouloir instaurer un "choc de simplification" pour pallier les carences de procédures jugées trop lourdes. Le recours aux ordonnances pour accélérer l'entrée en vigueur de futures dispositions fut certes salué mais les mesures destinées à accroître la construction de nouveaux logements peinent toutefois à produire leurs effets. C'est notamment le cas de celles relatives aux recours abusifs qui auraient pourtant permis de débloquer bon nombre de chantiers. Interrogé début décembre par le quotidien La Tribune, François Bertière, président de Bouygues immobilier, précisait à ce sujet que, "tant qu'il n'y aura pas de jurisprudence qui sanctionnera lourdement un tiers pour un recours abusif, le processus de construction ne s'accélérera pas. Concrètement, le choc de simplification annoncé n'a pas encore eu lieu".

Loi Alur : le gouvernement s'est-il trompé de cible ?

La délivrance ne fut pas non plus au rendez-vous lors de la présentation de la loi Alur puisque, à défaut de mettre sur pieds un véritable plan de relance de la construction, le gouvernement (et plus particulièrement sa ministre du logement Cécile Duflot) semblait avant tout vouloir s'attaquer aux propriétaires. Alors que le pays manque cruellement de foncier pour permettre un redémarrage concret de la construction et ainsi combler son déficit de logements, Cécile Duflot a donc préférer mettre en place un encadrement des loyers (destiné à rendre les locations plus accessibles) ou encore un recours aux logements vacants (pour l'heure relativement inefficace). Une désillusion pour des professionnels du bâtiment qui n'ont pourtant eu de cesse de prévenir le gouvernement qu'un rétablissement de l'immobilier passait non seulement par une simplification des procédures de construction mais également par un allègement des normes.

Immobilier : la prise de conscience de François Hollande

La politique du logement mise en place jusqu'ici par le gouvernement entend certes s'attaquer à des problématiques bien réelles (l'accession à un logement, la lutte contre le risque d'impayé de loyer, etc.) mais n'est toutefois pas en mesure de répondre au véritable enjeu pour la croissance de la France que constitue la reprise de la construction. Or, François Hollande semble enfin en avoir pris conscience. Ce jeudi, face à un "choc de simplification" qui tarde à porter ses fruits, le Président fustigeait ainsi les affres d'un Etat "trop lourd, trop lent, trop cher". Afin de rectifier le tir (et puisqu'il n'est jamais trop tard), le Chef de l'Etat souhaite donc désormais donner un nouvel élan à sa politique immobilière en répondant enfin aux attentes des professionnels.

Construction : Hollande lâche du lest !

 

Preuve s'il en est que le redressement du marché immobilier constituera en 2014 l'un des grands enjeux du gouvernement, pour son premier déplacement de l'année, François Hollande a notamment abordé le thème du logement en dévoilant deux nouvelles dispositions. Le Chef de l'Etat vient en effet d'annoncer sa volonté d'accélérer les demandes de permis de construire et de réduire les coûts de construction.

Si le déplacement toulousain entrepris ce jeudi 9 janvier par François Hollande devait avant tout lui servir à regagner la confiance du patronat, le Président de la République n'a pas manqué d'aborder le thème du logement et plus précisément celui de la construction. Dans une ambiance relativement hostile et accompagné de plusieurs ministres dont celle du Logement, Cécile Duflot, le Chef de l'Etat a présenté deux nouvelles mesures destinées à relancer ce secteur d'activité.

Accélération des permis de construire

Prenant acte des quelques 30.000 chantiers se trouvant actuellement à l'arrêt forcé en raison de recours plus ou moins abusifs, François Hollande souhaite proposer une simplification des procédures administratives en réduisant à un maximum de 5 mois les délais inhérents aux demandes de permis de construire. "Pour réaliser un projet de logement il faut 6 ans, 4 ans de procédures et 2 ans de construction. C'est plus qu'un quinquennat", a ainsi souligné le Président avant de préciser qu'une telle mesure pourrait prendre corps avant le 1er mai de cette année.

Logement : vers des coûts de construction réduits

Pourchassant inlassablement son objectif de 500.000 nouveaux logements construits chaque année, François Hollande entend également alléger les contraintes pesant sur les épaules des constructeurs. Evoquant les quelques "3700 normes à respecter pour construire un immeuble", le Chef de l'Etat a donc annoncé son intention "d'abaisser de 10% le coût de construction des logements". Si le souci de performance énergétique ne devrait pas pâtir de cette mesure, François Hollande vise ici directement certaines normes souvent considérées comme superflues. C'est notamment le cas en ce qui concerne l'obligation de construire un certain nombre de places de parking pour chaque nouveau logement.

2013 : des locations plus petites mais plus chères

En début de semaine, la société LocService a dévoilé son Observatoire du marché locatif en France. L'occasion de dresser un bilan 2013 marqué par un retour des petites surfaces et une légère progression des loyers.

Comment les français se sont-ils comportés face au marché locatif en 2013 ? Vers quel type de location se sont-ils majoritairement tournés ? Comment les loyers ont-ils évolué ? Voici quelques-unes des questions auxquelles LocService entend répondre en publiant son Observatoire du marché locatif en France.

Des biens immobiliers à louer moins grands...

Si l'on en croit cette étude, au cours de l'année 2013, les locataires français ont semble-t-il principalement opté pour des logements de petite taille. La moitié des locataires (51%) ont ainsi emménagé dans un 40 m² ou moins. Après avoir passé en revue quelques 53.000 mises en location, l'observatoire note ainsi que, sur l'ensemble de l'exercice écoulé, les logements loués présentent une surface moyenne de 48 m². Dans le détail, les logements vides affichent une surface moyenne de 58 m² alors que les locations meublées (représentant environ 20% du marché) se révèlent nettement plus petites (31 m² en moyenne). Un écart somme toute logique si l'on tient compte du public visé en fonction de la nature du logement, un meublé s'adressant principalement aux étudiants ou à des particuliers ne souhaitant pas s'attarder (missions professionnelles de quelques semaines par exemple).

...et légèrement plus chers

Sur le front des prix, le loyer moyen constaté par l'observatoire pour cette année 2013 s'élève à 611 euros mensuel. Une progression de +1,60% par rapport à 2012 qui porte donc le prix du mètre carré à 12,65 euros charges comprises. LocService précise toutefois que "selon les types de biens, l'évolution des loyers n'est pas la même : si les petits logements (chambres et studios) ont augmenté de 2,72 %, les maisons en location, elles, diminuent de 0,68 %. Entre les deux, les appartements observent une augmentation des loyers de 1,79 %". Au cours de l'année 2013, les appartements se sont loués au tarif moyen de 687 euros alors que celui des maisons (dont la surface moyenne avoisine les 100 m²) s'est établi à 829 euros.

2013 : année noire pour la construction !

 

Si en promettant la création de quelques 500.000 nouveaux logements François Hollande, alors candidat à la présidence, avait pu susciter l'espoir auprès de certains, les chiffres de la construction communiqués au sein des récentes publications apparaissent pour l'heure bien loin du compte. Dernier en date à souligner le mauvais bilan 2013 de la construction, le Crédit Foncier évalue à un peu plus de 300.000 le nombre de logements mis en chantier au cours de l'année écoulée.

François Hollande a-t-il vu trop grand en se fixant comme objectif de faire sortir de terre 500.000 nouveaux logements par an ? Si la question a régulièrement pu être posée cette année, le bilan 2013 livré par le Crédit Foncier atteste (si besoin était) de l'ambition démesurée d'une telle promesse.

330.000 logements construits en 2013

Au cours de l'exercice 2013, seuls 330.000 constructions de logements auraient été engagées. Un chiffre bien peu réjouissant pour les professionnels du secteur qui traduit une baisse de -5% par rapport aux résultats recensés en 2012 et de -22% par rapport à ceux de 2011. Qu'il s'agisse d'acheter une résidence principale, d'investir dans un bien immobilier locatif ou tout simplement de mettre son logement en vente, le Crédit Foncier note que "le contexte économique actuel conjugué à l'incertitude sur l'évolution des prix à terme n'encouragent pas les Français à se projeter dans l'avenir".

Les promoteurs freinent la construction

Paradoxalement, le groupe bancaire souligne également l'extrême prudence des promoteurs à engager la construction de logements neufs. Face à l'envolée des coûts de construction (multiplication des normes, performance énergétique, prix des terrains, etc.), ces derniers y réfléchiraient en effet à deux fois avant de mettre sur le marché des programmes qu'ils auront ensuite toutes les peines du monde à écouler. Le Crédit Foncier souligne à ce sujet que "les prix de revient (coût du foncier, coût de la construction, ...) ont ainsi augmenté de plus de 28 % en Ile-de-France entre 2005 et 2011 et de 55 % en dehors de cette région".

 

Source : diagnostic-expertise.com

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